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Étude Santé

PREMIERS RESULTATS D’UN QUESTIONNAIRE COMPORTANT 40 ITEMS (TRAVAUX DU Dr Jean-Louis VALATX)

RAISON DE CETTE ÉTUDE

Une estimation officielle donne le nombre de 150000 personnes affectées par les essais nucléaires.

D’où la nécessité de faire une étude épidémiologique.

Cette étude a porté sur 1800 questionnaires que le Dr VALATX a exploité.

Aujourd’hui, nous avons à ce jour environ 4000 questionnaires remplis comprenant des vétérans, des associations d’anciens combattants et de civils ayant été exposés.

EFFETS BIOLOGIQUES DES RADIATIONS

Mécanismes:

Le génome, c’est-à-dire, l’ADN des cellules est atteint par l’élément radioactif.

Ceci aboutit à la modification de la chaine de l’ADN produisant les protéines.

Ainsi les protéines sont altérées et peuvent aboutir à des pathologies cancéreuses ou de malformation d’organes.

Un processus tumoral ou une dégénérescence organique peuvent survenir plusieurs décennies après la contamination.

L’un des critères prépondérant au développement d’une maladie est fonction, entre autres, de la capacité d’ « autoréparation » propre à chaque individu.

RESULTATS DE L’ETUDE DU Dr VALATX

Les résultats de cette cohorte de 1800 sujets ont surtout été axés sur les pathologies cancéreuses et doit être étendue sur d’autres pathologies attenantes aux maladies cardiovasculaires et aux maladies neurologiques.

En 2008 seulement 10,6% des sujets se disaient en bonne santé.

  • Cancers

34,4% des sujets présentent 1 à 3 cancers primitifs soit 1 personne sur 3.

La moyenne française étant approximativement de 1 personne sur 5.

La répartition de ces 34,4% de cancers est la suivante :

- 22,2% sont des cancers du sang (leucémies, lymphomes, myélomes…)

- 18% sont des cancers bronchiques et pulmonaires.

- 15,3% sont des cancers digestifs.

- 11,7% sont des cancers stomatologiques (inhérents à la bouche).

- Viennent ensuite les cancers génito-urinaires et dermatologiques (les 2 seules personnes indemnisées à ce jour ont des atteintes de la peau).

40,9% de ces cancers ont entraîné un décès en 2008.

  • 26,6% avait moins de 50 ans.
  • 63.6 % moins de 60 ans.

Il faut savoir qu’en 2008, l’espérance moyenne de vie chez l’homme était d’environ 69 à 70 ans en France, selon les sources.

Il y aurait donc 13,6% de décès en trop dans la population que nous étudions.

  • Pathologies non cancéreuses

82,5% des vétérans ayant répondu au questionnaire indiquent une ou plusieurs pathologies non cancéreuses.

- Maladies cardiovasculaires 17%

- Affections digestifs 13%

- Affections osseuses et musculaires 9%

- Affections dermatologiques atypiques pour la plupart 6,9%

- Affections neurologiques et neuropsychiatriques 7,8%

36% de ces pathologies arrivent avant l’âge de 30 ans et 76 % avant l’âge de 50 ans.

  • Descendance

- 18,8% des compagnes de vétérans ont eu une ou plusieurs fausses couches

- 32,9% n’ont pas d’enfants. 25% d’entres-eux signale une stérilité chez l’homme.

- 13,4% des enfants ont une ou plusieurs anomalies congénitales.

- 22,8% des enfants ont des pathologies chroniques hormonales, neurologiques, ou neuropsychiatriques.

- 2,35% des enfants sont décédés entre l’âge de 0 et de 1 an.

REPRISE DE L’ETUDE

Les questionnaires comportent beaucoup de questions ouvertes : c’est-à-dire sur lesquelles les réponses ne sont pas binaires mais offrent la possibilité au sujet de répondre sous forme de phrases.

Ceci est un avantage et un inconvénient.

Un avantage, car au fur et mesure de la saisie nous avons la possibilité de voir apparaître d’autres problèmes que nous n’aurions pas soupçonné.

Un inconvénient, car cela demande le recodage des questions à des fins statistiques.

Il est donc indispensable que la base de données que nous souhaitons reprendre, soit irréprochable du point de vue objectivité des données (recodage des questions) et sur le plan administratif (déclarations CNIL, CCTIRS et achat d’une licence du logiciel FileMaker pro…).

Il est également indispensable qu’un contrôle qualité des données ait lieu : Monitoring par un attaché de recherche clinique. Ceci avant l’analyse biostatistique par un professionnel de santé indépendant.

Nous nous attacherons dans un 1er temps à nous axer sur les hypothèses nulles suivantes (hypothèse à exclure et qui permettra d’argumenter sur la véracité des pathologies liées à une exposition) :

Nous prendrons comme population témoin, les données INSERM de la population française actualisée.

1ère hypothèse nulle : Il n’y a pas plus de pathologies cardiovasculaires et neurologiques dans la population des sujets ayant été exposés que dans la population française.

2ème hypothèse nulle : Il y a au plus autant de descendants de sujets exposés, affectés dans la population de sujets exposés que dans la population française.

Si nous rejetons ces 2 hypothèses, nous pourrons argumenter sur la causalité probable des effets de la radioactivité sur les sujets énumérés ci-dessus.

D’autres études pourront avoir lieu à partie de cette base de données et aboutir sur des publications scientifiques et médicales.

Les questionnaires devront être choisit judicieusement. Par exemple, les sujets ayant des pathologies antérieures à la 1ère exposition ayant nécessité une radiothérapie ou ayant une morbidité génétique seront écartés de l’étude pour ne pas en biaiser les résultats.

Le nombre de sujets ayant augmenté depuis 2008 donneront lieu à la confirmation de l’étude du Dr VALATX.

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etudevalaxt.txt · Dernière modification: 2015/03/08 15:15 par bernadette